14.04.2010
Un courrier à reprendre pour soutenir les orphelins du Maroc abandonnés une deuxième fois après l'expulsion de leur famille d'accueil
Si vous pensez comme nous que la situation dramatique qui vient de se dérouler au Maroc ne correspond pas à l'image d'ouverture de ce pays,
Il vous est possible d'écrire ces quelques lignes à l'Ambassadeur du Maroc en France.
Le .. / .. / 2010
Son Excellence
Monsieur El Mostafa SAHEL,
Ambassadeur du Maroc en France
5, rue Le Tasse,
75016 Paris
Monsieur l'Ambassadeur,
Suite aux informations communiquée par la presse nationale et internationale, et par le gouvernement marocain concernant les événements datant du 8 mars 2010, je vous fais parvenir ce courrier afin de vous faire part de mon incompréhension.
J'ai appris qu'en ce jour tous les travailleurs étrangers vivant à Ain leuh, sur le site de VoH ont été expulsés du Maroc en l'espace de quelques heures sur ordre des autorités.
J'ai été surpris d'apprendre que ces expulsés, accusés d'avoir fait du prosélytisme, ont été menés de façon sommaire à la frontière du pays, sans jugement, sans un droit à la défense, ni de possibilité de faire appel comme le garantit normalement la loi marocaine.
Il est tout aussi surprenant de constater que cet organisme chrétien fonctionnant depuis 1999 avec le plein accord des autorités, en toute transparence et dans un dialogue constant avec la communauté locale se voit fermé définitivement en l'espace de quelques heures seulement.
Comment comprendre enfin, que le Village de l'Espérance ait reçu en janvier 2010, après une délibération de plusieurs mois, l'agrément « Etablissement de Protection Sociale », gage de qualité en ce qui concerne l'accompagnement et les soins prodigués aux enfants, pour se voir tout retirer, sans avertissement 2 mois plus tard.
Bien conscient que les autorités marocaines sont entièrement souveraines sur leur territoire, il m'est difficile d'accepter l'idée que des familles d'accueil dont la volonté de collaboration et de dialogue est connue de tous se voient confisquer tous leurs biens sans même un droit de réponse quant aux accusations portées contre elles.
Enfin et surtout, Monsieur l'Ambassadeur, je ne peux que réagir en considérant le traumatisme et la déchirure causée chez ces 33 enfants marocains accueillis du Village de l'Espérance et arrachés aux seuls parents qu'ils n'aient jamais connu.
Comment justifier, au regard du devenir de ces enfants recueillis à la naissance, qu'un tel traumatisme soit infligé sans que l'ouverture d'un dialogue ne soit possible entre les familles d'accueil expulsées du Village de l'Espérance et les autorités Marocaines?
Cette décision ne reflète certainement pas la tradition d'ouverture manifestée par le Maroc ces dernières années ainsi que ses engagements pris sur la question des droits de l'Homme et de l'enfant.
C'est pourquoi, Monsieur l'Ambassadeur, je vous demande d'agir afin qu'un dialogue puisse s'ouvrir entre les dirigeants du Village de l'Espérance et les autorités marocaines.
Espérant que mon appel soit entendu, je vous prie d'agréer, Monsieur l'Ambassadeur, l'expression de mes salutations distinguées.
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23:39 Publié dans Droits de l'homme / Plaidoyer | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : maroc, marocain, marocaine, droit de l'enfant, droit de l'homme, droit des femmes, orphelin
13.04.2010
Maroc - 1 mois après : Les enfants toujours sans nouvelles de leur famille d'accueil !


Village de l'Espérance
Le 08 - 04 - 2010
Un mois tout juste après leur expulsion du Maroc sans aucune procédure juridique préalable, les familles d'accueil du Village de l'Espérance (Village of Hope – VoH) à Ain leuh cherchent toujours à ouvrir le dialogue avec les autorités marocaines, sans succès.
Plus que de vouloir faire valoir leurs droits, c'est l'intérêt des 33 enfants marocains qui préoccupe principalement les 16 expulsés. Car ces enfants, abandonnés pour la plupart à la naissance et confiés par les autorités marocaines au Village de l'Espérance, n'ont eu pour seule et unique famille que ces parents que l'on accuse aujourd'hui de faire du prosélytisme.
Mouchine, Roumalsa, Amal, Badr,
Dawoud, Sara, Abir, Samir, Eunice,
Hanif, Haytem, Zachria Ilyas, Youseri, Jasmina, Karim, Adam, Meryam, Nadjma, Nassim, Noura, Rayane, Hanane, Sabah, Salim, Samih, Imad, Karim, Samir, Simo, Yousef, Kensa, Rafiq,
ils sont 33, enfants de filles mères, que la société Marocaine condamnait à la honte ou pire. Recueillis, aimés et élevés dans l'amour de leur pays, les voilà arrachés à leurs parents dont ils sont sans nouvelles depuis 31 jours. Ils ne sont bien sûr pas adoptés puisque l'Etat marocain est le tuteur légal de chacun de ces orphelins. Mais le cœur d'un enfant s'embarrasse t-il des questions légales lorsque pour les 10 ans de son existence il a appelé deux personnes «papa» et «maman»?
Cette question légale pourtant, les membres du Village de l'Espérance s'en préoccupent, et cela depuis avant même 1999 puisque chaque étape de la construction de cette institution s'est déroulée dans un dialogue constant avec les autorités locales qui jusqu'en janvier 2010 ont répété leur satisfaction à l'égard du travail effectué en attribuant l'agrément «EPS» (Etablissement de protection sociale) au VoH.
Depuis le 8 mars, jour de l'expulsion, les «parents» tentent de restaurer ce dialogue, rompu en quelques heures.
Ces travailleurs chrétiens ont été expulsés dans le cadre de la protection de la foi des musulmans. La foi chrétienne vécue en actes d’entraide et d’accueil à l’égard d’enfants représente-t-elle réellement une menace immédiate à la sécurité de l'Etat, menace telle qu'elle justifie de déchirer des familles en l'espace d'une journée ?
Ces petits Marocains, ne sont-ils pas des enfants ayant besoin d'être aimés et entourés par des parents ? Un retour rapide dans leurs familles d'accueil permettrait de transformer ce traumatisme en un mauvais souvenir vite oublié, espérons-le.
Se penchant sur le sujet, l'édition du journal «Le Monde» datant du 6 avril souligne l'heureuse résolution du ministre de l'intérieur qui a «promis de nommer bientôt un wali ("préfet") avec pour mission de devenir un interlocuteur des chrétiens.»
Saluons cette ouverture et espérons qu'un interlocuteur répondra sans tarder à l'appel des expulsés du Village de l'Espérance.
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LA GERBE : Association Chrétienne de Solidarité
www.lagerbe.org


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22:55 Publié dans Droits de l'homme / Plaidoyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : maroc, expulsion, enfant, droit de l'homme, liberté, marocain, marocaine, chrétien, musulman, morocco, orphelin, ain leuh, moyen atlas
12.12.2008
Espérance 62 est disponible
12:22 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : trimestriel, news
